Casting 2
Pour notre deuxième journée de casting, photographe et journaliste étaient au rendez-vous.
Venez découvrir l’article écrit dans la Gruyère.
Citations de Luc Plamandon et Michel Berger
- Luc Plamondon : « Celle qui vous invite, c’est Cristal, le sourire de Télé-Capitale. Mais elle sera prise au piège de son propre jeu quand sa Starmania la fera tomber amoureuse d’un chef terroriste, Johnny Rockfort, vedette de l’actualité. Cette histoire d’amour et de mort est un prétexte pour vous présenter toute une galerie de personnages qui symbolisent un peu l’univers dans lequel nous vivons, où l’argent, le sexe et la violence sont au pouvoir.
Je ne prétends pas vouloir changer le monde, il m’amuse beaucoup tel qu’il est, tel qu’il se donne en spectacle. J’aime le Cirque…
Par l’intermédiaire des Mass Media, et surtout de la télévision, la Starmania est devenue la maladie du siècle. Chacun se bat pour faire briller son étoile. L’univers est un gigantesque Star System où notre petitesse n’a d’égale que notre ambition. À quoi ça sert de vouloir être si beau, de vouloir monter si haut, c’est là toute la question.
La passion de Johnny Rockfort n’est pas une nouvelle Bible cosmique. Ce n’est qu’une bande dessinée à peine futuriste où vous vous reconnaîtrez peut-être.
C’est un opéra baroque où le comique et le tragique se confondent, où le rock, le pop et le classique font un joyeux ménage à trois. » - Michel Berger : « La rencontre entre la plus grande équipe de Broadway, un prestigieux auteur québécois, des interprètes de tous les horizons, et une musique française, pour une création mondiale à Paris, c’est la grande expérience que nous tentons avec Starmania.
Pour échapper à l’univers anonyme de demain, tout le monde rêve d’être une star, et face aux violences du dictateur ou de l’apprenti terroriste pour affirmer leur « Ego », il n’y a que notre besoin d’amour, mais il est immense et c’est lui, bien sûr, qui est aussi le moteur de tous les auteurs et participants à ce spectacle. »
Les personnages de Starmania
- Marie-Jeanne, la serveuse « automate »
- Johnny Rockfort, le chef des Étoiles Noires
- Sadia, le « cerveau » des Étoiles Noires
- Cristal, l’animatrice TV
- Ziggy, le disquaire mythomane et androgyne
- Zéro Janvier, le businessman (homme d’affaires) politicien
- Stella Spotlight, l’ex-star sex-symbol
- Roger-Roger, le présentateur du journal télévisé
Starmania
Source : encyclopédie de la musique au Canada
Starmania. Opéra rock, livret de Luc Plamondon, musique du compositeur français Michel Berger (1947-1992). Starmania raconte la lutte de deux jeunes amants contre les méfaits du vedettariat (« Star System »). Plamondon et Berger situent l’action à Monopolis, cité imaginaire où s’affrontent le bien et le mal. Starmania met en scène des personnages futuristes en bute à la solitude et à la corruption d’une société fondée sur le spectacle et les médias, dont la vie est réglée par les évangiles télévisés. Parodie de notre époque, Starmania est une véritable légende moderne avec ses bons et ses méchants, mais dans laquelle chaque personnage est dupé par son image.
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La première production, au Palais des congrès de Paris en 1979, obtient un succès moyen. La distribution inclut alors Fabienne Thibeault, Diane Dufresne, Nanette Workman et Claude Dubois. L’année suivante, Starmania prend l’affiche à la Comédie nationale de Montréal avec une distribution québécoise : Louise Forestier, Martine Saint-Clair, France Castel, Sylvie Boucher, Robert Leroux, Gilles Valiquette, Jacques Blais et Michel McClean. Six ans plus tard, l’opéra est repris au Festival d’été (Festival international) de Lanaudière, avec Marie Carmen, Marie-Denise Pelletier, Maude, Anne Bisson, Norman et Richard Groulx, Jean Leloup et Marc Gabriel. Enfin, Starmania triomphe en 1988 pendant plusieurs mois au Théâtre de Paris, avec Maurane, Martine Saint-Clair, Sabrina Lory, Wenta, Norman et Richard Groulx, Renaud Hantson et Luc Lafitte. Le spectacle, vu par 700 000 personnes, fait la tournée des principales villes de France, de Suisse et de Belgique, et se rend jusqu’à Moscou.
Plusieurs chansons, dont « La Complainte de la serveuse automate », « Le Monde est stone » et « Le Blues du businessman », sont devenues des classiques. Starmania fait l’objet de beaucoup enregistrements : avec la distribution originale (2-Kébec-Frog KF-8001-8002), avec celle de 1980 (Beaubec BB-106), celle de 1986 (Audiogram AD-10-107) et celle de 1988 (2-WEA 24-42131 et Apache CD-44213). Des enregistrements sont aussi effectués en 1994 par la distribution du théâtre Mogador (Oxygène) et en 1998 (piste sonore du 20e anniversaire, WEA).
Parmi les reprises suivantes de Starmania figure une version lauréate dirigée par Lewis Furey à Paris (1993-1994) et à Montréal au Théâtre St-Denis (1994). La comédie musicale est traduite en allemand et, par Tim Rice, en anglais (intitulé Tycoon et enregistré par Céline Dion, Tom Jones et d’autres). L’opéra rock demeure une production très populaire au Québec et en Europe et l’enregistrement original est qualifié de chef d’œuvre par le Trust pour la préservation de l’AV en 2004. Une version symphonique est présentée au Festival d’été de Québec en 2005, et par l’Orchestre symphonique de Montréal, aussi bien qu’à Ottawa (28 avril 2007) avec l’Orchestre du Centre national des arts.
Dans son livre Plamondon : un cœur de rockeur (Montréal 1988), Jacques Godbout écrit : « Plamondon nous rappelle que l’humanité a toujours levé la tête vers les étoiles comme si le firmament nous offrait une permanence, une durée, la lumière éternelle [...]. Les hommes comme les éphémères doivent-ils se brûler aux étoiles de la scène? »
L’histoire de Starmania
sources wikipédia :
Starmania est un opéra rock franco-québécois de Luc Plamondon et Michel Berger, créé en 1978.
Joué à différents endroits en Occident, il a fait l’objet de multiples adaptations tant en anglais qu’en français. L’album studio original de 1978 s’est vendu à plus de 2 200 000 exemplaires rien qu’en France, se positionnant ainsi à la 7e place des meilleures ventes d’albums au niveau national[1]. Starmania fut le premier opéra rock francophone entièrement chanté.
Dans un futur proche, l’Occident n’est plus qu’un seul pays. Dans ce monde où planent les spectres du terrorisme et du totalitarisme, trois histoires d’amour sont vécues en parallèle. Chacun aura à décider de ce qu’il fera de sa vie.
Monopolis, nouvelle capitale de l’Occident, est terrorisée par les Étoiles Noires, une bande ayant pour chef Johnny Rockfort qui agit sous l’emprise de Sadia, un travesti agitateur de la haute société qui descend le soir dans les souterrains et donne ses ordres. Ils se rencontrent à l’Underground Café sous le regard amusé de Marie-Jeanne, la serveuse automate.
Au-dessus de ce café souterrain s’élève la Tour Dorée, un building de cent vingt et un étages au sommet duquel se situe le bureau de Zéro Janvier, milliardaire qui se lance dans la politique en devenant candidat à la présidence de l’Occident. Il base sa campagne sur le retour à l’ordre et sur l’édification du Nouveau Monde atomique. Zéro Janvier devient ainsi l’ennemi juré de Johnny Rockfort et des Étoiles Noires.
C’est dans ce contexte que se nouent et se dénouent les trois histoires d’amour :
* L’amour impossible de Marie-Jeanne pour Ziggy, jeune disquaire androgyne et mythomane ; amour impossible car Ziggy est homosexuel.
* L’idylle sensationnelle de Zéro Janvier avec Stella Spotlight, un sex-symbol qui vient de faire ses adieux au cinéma et qui souffre de se voir vieillir.
* Enfin, l’amour-passion de Johnny Rockfort et de Cristal, véritable nœud de l’intrigue.
Cristal, présentatrice-vedette de l’émission télévisée Starmania, reçoit un coup de fil de Sadia, qui lui propose une entrevue exclusive et clandestine avec Johnny Rockfort, dont nul ne connaît le visage. Le rendez-vous a lieu à l’Underground Café. Cristal et Johnny ont aussitôt le coup de foudre. Elle s’enfuit avec lui. Sadia perd ainsi son emprise sur Johnny.
Cristal décide de devenir le porte-parole des Étoiles Noires en envoyant des messages pirates, cela grâce à une caméra à neutrons qui lui permet de s’emparer des ondes de la télévision.
Sadia, furieux de jalousie, débauche Ziggy grâce à ses connexions haut placées, lequel quitte Marie-Jeanne pour devenir DJ du Naziland, une gigantesque discothèque tournante qui surplombe Monopolis, du haut de la Tour Dorée de Zéro Janvier. Sadia l’entraîne dans sa vengeance. Selon les révélations faites par Ziggy à Marie-Jeanne, elle travaille maintenant pour Zéro Janvier, pourtant son ennemi juré. Une autre interprétation pourrait être que Sadia travaillait pour Zéro Janvier depuis le début, celui-ci serait alors, via Sadia, la vraie tête pensante des Étoiles Noires dont il se sert pour effrayer les électeurs et justifier la politique totalitaire qu’il veut mener. Sadia décide de dénoncer Johnny et Cristal à Zéro Janvier le soir où celui-ci célèbre ses fiançailles avec Stella Spotlight au Naziland, les Étoiles Noires ayant choisi cette soirée pour faire exploser une bombe dans la Tour Dorée.
Les hommes armés de Zéro Janvier poursuivent les Étoiles noires. Cristal est touchée et meurt dans les bras de Johnny. L’ombre de Johnny Rockfort planera sur la victoire de Zéro Janvier, élu président de l’Occident.
Johnny se lance alors dans des méditations et interrogations philosophiques sur le sens et la raison de la vie, il témoigne de son mal-être face à l’existence et la société.
Stella Spotlight, dégoûtée du pouvoir, retourne à son rêve d’immortalité. Marie-Jeanne, déçue et sans amour, quitte le monde des souterrains pour partir à la recherche du soleil.
Terrorisme contre totalitarisme, deux forces vives qui s’opposent, deux dangers qui menacent le monde.



